Histoire & patrimoine

Un peu d'histoire

Un peu d'histoire

Mirepeisset, petit village du Minervois, est bâti en amphithéâtre sur la berge droite de la rivière la Cesse.
L’origine de son nom en occitan : MIRA « regarde » et PEIS « poisson », auquel on a ajouté le suffixe diminutif « et ».
La première présence humaine sur ces terres remonte à la préhistoire et des traces d’habitat groupé sont à situer au néolithique, vers 3000/2000 avant notre ère.
De nombreux vestiges témoignent d’une occupation romaine dense. Un aqueduc traverse ainsi la commune d’Ouest en Est.
Pendant la période wisigothique et carolingienne, une partie du futur territoire du village est incluse dans un domaine nommé « Aqueductus ».
Au XIe siècle, comme dans de nombreuses autres localités de la région, la population de Mirepeisset, jusque-là éparse, commence à se regrouper autour du château : c’est l’Encastellamento. La seigneurie de Mirepeisset demeura longtemps possession de l’abbaye de Montolieu. Cette agglomération (appelée alors Mirapeyx) va voir sa population augmenter comme en atteste en 1409 la présence d’un barry (quartier bas) extérieur aux murs du château.
Durant les guerres de religion, de nombreux troubles affectent les villages de la région. En 1592, Antoine de Lagarde, seigneur de Bize, se plaint que « ses oliviers de Mirepeisset ont été coupés par les Toudesques (mercenaires allemands) ».
Lorsqu’en 1589, Jean de Boursiez de Barri, alors seigneur de Mirepeisset (et gouverneur de Leucate) est exécuté par les ligueurs alliés à l’armée espagnole, c’est sa célèbre épouse, Françoise de Cezelli qui prend en charge les affaires du domaine.
Son petit fils, Mr de Saint-Aunès, vendit ce fief à la communauté dans la deuxième partie du XVIIe siècle. La famille Barrau en contrôlera l’administration en tant que bayle du Roi jusqu’à la Révolution.


D'un bout à l'autre du village

D'un bout à l'autre du village

Des ruelles de la place de la République, nous découvrons « la porte défensive », les restes d’un donjon, d’un moulin à vent du XVVème siècle, des portes à linteaux en pierre de taille. Au sud du vieux village, l’Église Saint-Sébastien du XIe siècle avec sa tour sarrasine. L’édifice ogival fut restauré en 1895 et possède un magnifique maître-autel en marbre ainsi qu’une admirable chaire (elle est citée dans une bulle du pape Jean XII du 25 mai 1328.
Pas très loin se dresse un ancien pigeonnier du XIe siècle.
En dessous du village coule la Cesse. On peut y découvrir le pont de Siman et son abreuvoir, les ouvrages d’art du canal du Midi, et la fount lencquo, première fontaine publique du département qui, emportée par une crue, fut entièrement reconstruite par les habitants en 1847. En amont se trouve le seuil de la Roupille [appelé la Garenne], troisième barrage construit sous les directives de Vauban pour alimenter en eaux le canal du Midi. La « rigole », qui en est issue, permet une très agréable promenade sous les platanes jusqu’à son « embouchure » à la Porte Minervoise [à deux pas du pont-canal de Cesse].